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 William C. Wight [en cours]

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William Wight
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MessageSujet: William C. Wight [en cours]   Jeu 23 Juil - 23:33

NOM : Wight

PRÉNOM(S) : William

SURNOM(S) : Will

DATE & LIEU DE NAISSANCE : Le 29 Mai 1920 en France à Salles (petit bled paumé quelque part en Gironde)

ESPÈCE : Vampire

DATE DE LA TRANSFORMATION : 25 décembre 1939

PROFESSION DE VOTRE PERSONNAGE : Aucune pour l'instant...

AIME :
- Se faire passer pour un humain normal
- La présence d'Eva à ses côtés
- Les sourires de celle qu'il considère comme sa protégée
- L'obscurité
- Le blanc
- Le sang AB négatif (un fois de temps en temps pour se faire plaisir... )


N'AIME PAS :
- Mentir à ceux qu'il aime même si c'est pour les protéger
- Les modificateurs
- Continuer de faire croire à sa mort à Eva
- La pluie
- Les menteurs

SITUATION FAMILIALE : Officiellement marié, quoique, toujours officiellement, porté disparu et supposé mort.

DESCRIPTION PHYSIQUE :


DESCRIPTION CARACTÉRIELLE :


AUTRES : La plupart du temps, Will est un vampire "végétarien" se nourrissant donc de sang animal. mais il lui arrive de temps en temps de transgresser les règles de son régime alimentaire et de boire du sang humain. Mais rassurez cous, son respect pour la vie l'amène à voler des pochettes de sang dans les hôpitaux, épargnant ainsi les pauvres humains qui passeraient là au mauvais moment...



CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR :Justin Hartley


Dernière édition par William Casey Wight le Lun 24 Aoû - 11:18, édité 28 fois
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William Wight
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MessageSujet: Re: William C. Wight [en cours]   Mar 28 Juil - 16:09

HISTOIRE DE VOTRE PERSONNAGE :
Quand commence l'histoire de Will ? Pendant la Première Guerre Mondiale ? La deuxième ? L'entre deux ?

Moi je vais la faire commencer le 11 novembre 1915, jour où Ethan, un jeune homme épris de liberté et d'aventure, rejoignit le régiment de marche de la légion étrangère, une armée où pouvait s'enrôler des américains avant même que leur pays n'entre en guerre. Après qu'un obus lui ai entaillé profondément le bras, il fut envoyé pendant quelques temps à l'arrière des trachées, où il fit la rencontre d'une jeune infirmière du nom de Cécile.

Je vais vous faire une confidence, Ethan avait certes véritablement envie d'aider à combattre la Triple Alliance mais ce qui l'avait véritablement poussé à s'engager était une envie folle de fuir les Etats-Unis, la misère, la solitude d'une maison en deuil, les coups de bandes de quartier. Il ne s'attendait donc pas plus que ça à sortir vivant des combats, je dirais même, il ne l'espérait pas. C'est en rejoignant ces camarades dans les tranchées proches du Front après 5 jours au côtés de la jeune fille qu'il se rendit compte qu'il ne le voulait plus. Il vivrait... pour elle. Pour avoir au moins la chance de pouvoir lui dire, sans empressement ni peur à cause de la mitraille, ce qu'il n'avait pas osé lui dire pendant sa convalescence...
Et il survécu. Le survivant ne souhaitant pas retourner dans son pays natal, les jeunes fiancés partirent à la recherche d'un endroit tranquille pour y vivre une vie paisible. Leur coup de cœur fut un village de Gironde nommé Salles.
C'est là que naquit un petit garçon de 52 cm et 3,5 kg. En honneur à ses racines américaines et sans aucune réticence de la part de la nouvelle maman, ils l'appelèrent William Casey.

Le garçon grandit au milieu de la nature, loin des tracas de la ville et de la philosophie du "toujours plus vite" qui commençait à s'y installer. Je pourrais vous raconter son enfance en détails, comment était ses amis, quelles étaient ses notes à l'école... mais ce ne serait pas d'un intérêt crucial pour vous et de toute façon, Will n'aimerait pas que vous perdiez du temps à lire des gamineries à cause de lui... Je vais donc me contenter de dire que c'était un garçon plutôt proches de ses parents, une vie sociale assez remplie et avec une passion dévorante pour la grimpette dans les arbres (à croire que c'est pour lui qu'à été dite la phrase "toujours plus haut").

Nous allons donc faire une ellipse de temps et se projeter quelques années plus tard, en 1939, alors que Will avait 19 ans. Non, vous ne vous êtes pas trompés, il s'agit bien de l'année de commencement de la 2ème guerre mondiale.
Instruit par son père aux tentatives et réussites politiques du nouveau fürher allemand, il fait partie des premières personnes à s’engager dans l’armée pour vaincre les « boches ». C’est au cours d’un des combats qu’il fit la connaissance d’un homme pâle comme un mort et aux yeux rouges. D’après lui, il était albinos, ce qui lui permettait de se faire passer pour un cadavre et ainsi de pouvoir attaquer par derrière ses ennemis sans se faire repérer avant rajoutait-il souvent sur le ton de la plaisanterie.
C’est pendant la nuit de Noël que Will commença à comprendre sa véritable nature.

La soirée avait bien commencé, un arrêt temporaire des combats avait été décidé entre les deux armées. Ils n’en étaient pas à partager la bûche avec les allemands mais, au moins, ils ne se tiraient pas dessus. L‘ambiance était festive, le peu d‘alcool que les soldats avaient réussi à récupérer (d’une manière plus au moins légale d’ailleurs) déridait les plus taciturnes et des cadeaux commençaient à être échangés. Pas grand-chose : un trombone tordu en forme d‘étoile, un rasoir un peu émoussé mais ils n’avaient pas de quoi faire de superbes présents alors ils appréciaient le geste et ce n‘était pas les déserteurs disparus ou retrouvés morts qui allait leurs miner le moral.
Bertrand, l'albinos, se dirigea vers notre jeune homme.

- Viens là fiston, j‘ai quelque chose pour toi.

Will le suivit à l‘écart du groupe, jusqu'à ce qu'il n‘entende plus que les rires. Puis l'homme se retourna vers lui, son visage habituellement recouvert de boue (« T‘as déjà vu un mort propre comme un sou neuf toi ? » expliquait-il.) était cette fois nettoyé et dans la pénombre une étrange lueur brillait dans ses yeux.

- Bertrand ? Qu‘est-ce qu‘il y a ?
- Écoute Will, tu sais que je t‘aime beaucoup mais parfois, il faut faire des sacrifices pour survivre…

Will se demandait ce qu'il pouvait bien raconter. Il avait vraiment l‘air bizarre…

- Tu vas sûrement te demander pourquoi toi mais avec les autres vieux croûtons alcoolos, j‘ai pas vraiment le choix si je veux pouvoir tenir demain… Tu es le seul à peu près correct.
- Correct ? J‘ai peur de ne pas comprendre…
- C‘est pas grave, il ne vaut peut-être mieux pas. Mais je te promets que tu ne sentiras rien.

De ce qu‘il s‘est passé ensuite, le blondinet n'en conserva que des flashs, des images et des impressions brèves mais nettes, très nettes… un peu trop à son goût. Bertrand en train de montrer les dents ; qui se jette sur lui ; la sensation de tomber ; la rencontre avec le sol. Il aurait bien utilisé le mot "collision" vu la dureté du choc mais en vérité, il s‘agissait véritablement d‘une rencontre étant donné ce que il a vécu après.



Je brûle. Le feu remonte lentement de mes membres, n’épargnant aucune partie de mon corps. La moindre parcelle est consumée jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Le monde est douleur. Je retiens Bertrand et ses promesses : « ça ne te feras pas mal » tu parles oui. Si la mort ressemble à ça alors je retire tout ce que j’ai pu dire sur les souffrances de la vie, la mort est nettement pire. Je ne sais même pas comment j’arrive encore à aligner deux pensées. Des poignards me transpercent. Aucun bout de chair, si infime soit-il, n’est épargné. Mon cœur, mon crâne. Je veux hurler. De moins j’ouvre la bouche, enfin, il me semble. Est-ce qu’un quelconque son en est sorti, ça je l’ignore. Souffrance. Les lames semblent tourner et retourner dans les plaies. Que ça s’arrête ! Faites que ça s’arrête ! Pitié !

Au matin du 25 décembre 1939, un soldat français découvrit le corps inanimé d’un de ses camarades. Pâle comme un mort et son cœur ne battant plus, il fut enterré à l’écart de la zone de combat dans un tombeau creusé à la va vite dans le sol. Au dessus, ils prirent tout de même le temps de marquer « Ci-gît William Wight, compagnon loyal. Nous ne l’oublierons jamais. » avant d’envoyer une lettre annonçant le décès de leur fils à Ethan et Cécile.
Trois jours plus tard, le macchabée ouvrit les yeux. Will ne comprenait pas se qu’il se passait, il faisait complètement noir autour de lui mais le bruit était tellement fort qu’il se serait volontiers bouché les oreilles… si il avait pu étendre les bras. De part et d’autres de son corps, il y avait de la terre. Comment cela se pouvait-il ? Des souvenirs brumeux revinrent à la surface. Et sans trop savoir d’où lui venait cette idée, il comprit : on l’avait enterré. Il se rendit alors compte que si il était sous terre alors, ses réserves d’oxygène viendraient vite à manquer. Il se mit donc à gratter frénétiquement la masse argileuse au-dessus de lui. Vite, plus vite, encore plus vite. Inconsciemment, il se mit à compter en même temps et au bout de 10, il avait atteint l’air libre. Mais là une surprise de taille l’attendait : en regardant le trou duquel il venait de s’extirper, il s’aperçut que le fond de sa tombe était à plusieurs mètres sous ses pieds. Le jeune home regarda ses mains. Comment avait-il pu creuser aussi vite ? C’était tout simplement impossible.

Pendant les jours, les semaines, que dis-je, les mois qui ont suivi, le nouveau-né commença à comprendre ce qu’il était devenue, à l’accepter par la force des choses. Enfin, si on peut parler d’accepter. Il pouvait faire un véritable un véritable carnage, tuer un dizaines d’humains innocents, en y prenant un réel plaisir puis passer des heures à s’auto flageller. Un jour, le 17 Juin 1940, ses deux pulsions si opposées purent enfin être concilié. En s’engageant dans la Résistance, il se présenta comme capable de mener des interrogatoires… efficaces, et d’exécuter des tâches comme des assassinats sans problème. Après avoir fait ses preuves en éliminant un SS à lui seul, il reçut ses premières missions et rapidement il fut surnommé « William le Sanguinaire » par les combattants de la liberté sans que ceux-ci cherchent à connaître ses méthodes… Il vaut mieux d’ailleurs que je ne vous raconte pas cette période de sa vie en détails, je ne voudrais pas choquer les plus jeunes.
A la fin de cette guerre atroce, le jeune immortel se retrouva sans victime coupable à pouvoir tuer sans états d’âme et s’enfuit, se réfugia dans les sous bois d’une forêt peu fréquentée pour ne pas faire de massacres dignes de ses débuts. C’est durant cette période de 10 ans que l’ancien résistant découvrit que le sang d’animaux pouvait l’aider à combattre ses instincts de chasseur d’humains. A la fin de cette décennie, il se décida finalement à se tester. Sortant du couvert des arbres, il débarqua en ville.

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William Wight
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MessageSujet: Re: William C. Wight [en cours]   Lun 24 Aoû - 11:23

Au cours des années, Will recommença à se mêler aux vivants, reprenant ses anciennes habitudes d’humains. Il décida même de revoir ses parents auquel il annonça sa « résurrection », sa nouvelle nature et sa vie depuis. Ceux-ci finirent par l’accepter mais leur fils décida que rester avec eux ne serait pas leur rendre service : comment expliqueraient-ils que leur enfant est toujours vivant et qu’il ne vieillit pas ? Le dernier geste des Wight pour leur fiston fut un billet pour New-York, l’adresse d’un homme de loi, connaissance de Ethan, qui accepterait de lui fournir de faux papiers et un compte bien rempli.
C’est donc dans une grande université de la « Big Apple », que le blondinet appris en plus du français, de l’anglais et de l’allemand qu’il maîtrisait parfaitement, l’espagnol, langue à laquelle il prit d’ailleurs rapidement goût, l’italien et le japonais (plus quelques bases de nombreuses autres langues mais qu’il utilise tellement peu qu’il ne vaut pas la peine d’en parler). Il excellait dans un nombre impressionnant de matières (des nuits entières pour réviser ça aide…).
Une nuit, alors qu’il se promenait dans les rues, il perçut une odeur non-humaine, puis un cri. Se précipitant, il tomba nez à nez avec… Bertrand, qui commençait à vider sa victime toujours vivante. Sans réfléchir, il se jeta sur lui. Sans doute surpris par son attaque, le vampire se retrouva rapidement à terre. Mu par une intuition soudaine, William se pencha au dessus de son ancien compagnon de guerre.

- Comment peut-on tuer un vampire ?
- Parce que tu crois vraiment que je vais te le dire ?
- Dis le moi.

Sa voix était posée, pas la moindre trace de doute, comme si l’étudiant savait que « l’albinos » finirait de toute façon par lâcher le morceau. Et il avait raison : son père vampirique fléchit et lui expliqua ça, et plus : comment on crée un vampire, quel était leur hiérarchie, quels étaient leurs ennemis et comment les supplications de Will l’avait bien malgré lui empêchait d’en finir avec lui.
Ce fut la première démonstration que l’on pourra considérer comme son don : une faculté de persuasion nettement supérieure à la moyenne.
Après avoir mis le feu au corps de celui qui l’avait condamné, il s’avança vers la femme étendue au sol, se vidant de son sang et secouée de spasmes. Il ne voulait pas lui infliger la même chose qu’à lui… la seule solution qu’il connaissait, était de la tuer. Sa gorge se mit soudain à le brûler et le poussa vers le liquide rouge qui s’écoulait de la plaie dans son cou. C’est à ce moment que le plaisir de boire du sang humain se rappela à lui
Depuis ce jour, il arrive à notre Dracula débutant d’avoir des envies soudaines d’hémoglobine « civilisée ». Pour éviter toute mort inutile, il prit donc l’habitude dans ces moments d’aller voler une pochette de sang dans l’hôpital le plus proche.
A cause de son physique insensible au temps, il fut obligé plusieurs fois de déménager et arriva un beau jour de Décembre 2008 à Phoenix. Pourquoi cette ville alors que le soleil y était présent 354 jours par an ? Parce qu’il aimait se faire passer pour un humain et qu’y arriver dans une ville aussi ensoleillée était un challenge plus qu’intéressant… De plus, il comptait sur son don pour l’aider à s’en tirait en cas de problème. Peut-être était-ce trop présomptueux de sa part… toujours est-il qu’il n’en eu pas besoin.
Le 24 du même mois, comme tout les veilles de Noël, Will entra dans une sorte de dépression : un très gros coup de cafard mais qui ne dure pas plus de 24h. Selon son habitude, il resta prostré dans un coin de son appartement, dans une obscurité totale aux yeux d’un humain. Mais ce soir-là, il ne put rester dans cette position très longtemps : une odeur lui parvint, le faisant bondir. Deux hommes, dont le parfum avait une ressemblance avec celui de Bertrand, ce qui n’était pas pour mettre notre blondinet en confiance. Il se mit à courir dans leur direction, lorsque qu’un arôme supplémentaire le fit accélérer : ils avait trouver une proie.
Il finit par réussir à les faire partir… Il aurait sans doute dû les tuer car s’ils ne se nourrissaient pas ici, ils le feraient ailleurs, mais il ne voulait pas le faire devant des humains. Sans plus attendre, il fit demi tour pour retourner chez lui : il n’était pas un héros et ne voulait surtout pas qu’on l’acclame comme tel. Mais la jeune fille, Eva, qu’il venait de sauver ne l’entendait pas de cette oreille et malgré tous les efforts de Will pour la convaincre, elle maintint sa position. Après de nombreuses expérimentations de son « pouvoir », il en avait conclut que plus la volonté de la personne en face était élevée, plus il était dur de la faire flancher, et il semblait que cette adolescente avait une volonté de fer. Il aurait sans doute pu la persuader en poussant son don au maximum mais il ne le fit pas. Il ne saura jamais dire pourquoi, mais il ne l’a jamais regretté. La brunette poussa le vice jusqu’à lui proposer de réveillonner avec elle et sa famille puisqu’il était seul. Et elle par contre, ne semblait pas prête à lâcher le morceau. Il accepta donc et au cours de l’année qui suivit, apprit à la connaître, à l’apprécier. Ils étaient devenus confidents, amis proches, tout ce dont Will avait cru être privé à jamais à cause de sa nature. Pour ne pas perdre Eva, il préféra la lui cacher. Mais celle-ci se rappela vite à lui. Une sensation étrange et désagréable le tiraillait depuis quelques jours sans qu’il en sache la raison, lorsqu’il découvrit ce qui n’allait pas : un bande semblait pouvoir se transformer en animaux, en de gros félidés plus précisément. Mais leur contrôle de la transformation, elle, ne paraissait pas très développé. Ils s’avançaient le long de la rue où habitait celle qu’il considérait désormais comme sa protégée et avaient l’air de se disputer. Suite à des recherches qu’il avait faites sur ces créatures dont lui avait parler Bertrand, il savait que la colère pouvait les conduire à la transformation, ce qui leur donnait des capacités telles qu’ils pouvaient tuer un vampire…voire plusieurs. Le rassemblement s’arrêta au coin de la rue et semblait vouloir y rester un bout de temps. Ne voulant pas laisser les Coldera aussi près d’un danger potentiel sans pour autant pouvoir s’approcher de leur demeure de peur d’énerver les modificateurs, il leur téléphona, leur proposant de passer le reste de la journée chez lui. Malheureusement, malgré son insistance, seule Eva répondit à son invitation et il ne put rien y faire son pouvoir ne fonctionnant pas par ondes interposées. Il ne lui resta donc plus qu’à espérer que la bande ne s’énerverait pas durant leur séjour dans le quartier, tout en restant sur ses gardes. Hélas, quelques heures plus tard, ses espoirs de tranquillité furent réduits à néant : pour une raison inconnue, les 3 modificateurs se transformèrent et, ivres de rage, commencèrent à détruire tout ce qui se trouvait sur leur passage, y compris M. et Mme Coldera, sortis voir ce qui provoquait ce vacarme. Arrivé trop tard sur les lieux, Will ne put que constater leur mort, la destruction partielle de leur maison dont les quelques murs encore debout étaient en proie aux flammes et les responsables de ce désastre en train de s’éloigner en courant. La prudence aurait dû le pousser à attendre qu’ils ne puissent plus le repérer avant de faire quoique ce soit mais la colère écartait tous les principes de survie. Même s’il ne se lança pas à leur poursuite, un grondement sauvage sorti de sa poitrine, signal clair d’une revanche prochaine. Signal qui n’échappa pas aux félins qui avant de disparaîtrent au-delà de l’horizon, lui jetèrent un dernier regard : ils relèveraient le défi, mais plus tard.
Il dut prendre sur lui pour annoncer à Eva qu’elle était désormais orpheline. Et il fut le premier à assister au changement de caractère de la jeune fille : après avoir pleuré plusieurs minutes, son visage se figea d’un seul coup et sa voix se fit plus distante.

« L’incendie, il était accidentel ?
- Tes parents ne sont pas morts dans l’incendie.
- Qui alors ?
- Ceux qui ont provoqué le feu.
- Ils paieront. »

Et cette phrase n’avait pas cessé d’orienter sa vie depuis. En vérité, elle n’était pas toujours aussi froide, c’était en quelque sorte par période. Mais Will savait qu’elle ne changerait pas d’avis : elle avait pris une décision et elle s’y tiendrait, quoiqu’il en coûte. Et le premier prix à payer fut une séparation avec ses grands-parents qui avaient obtenu la garde de l’adolescente. Pour ne pas les mêler à une vengeance qui ne pourrait que leur nuire, elle décida de s’éloigner d’eux en atteignant la majorité avant l’âge. Pour cela, un seul moyen : se marier. Et c’est naturellement que notre vampire se proposa pour jouer l’heureux élu non sans d’abord tenter de la convaincre de renoncer… en vain. C’est en pensant que c’était le meilleur moyen de la protéger qu’il lui dit « oui ». Mais il préféra garder l’identité des meurtriers secrètes pour deux raisons : d’abord, elle risquerait de se précipiter à leur poursuite, ce qui était trop risqué, ensuite, la découverte de l’existence réelle de chimères telles que les modificateurs pourrait l’amener à penser qu’il ne s’agit pas des seules créatures mythiques à côtoyer les humains, et ainsi découvrir, malgré ses excuses telles que la maladie qu’il lui servait, la nature vampirique de son meilleur ami, ce qu’il refusait. Il enquêta donc de son côté afin de retrouver ces « homo-felinus », appellation étrange certes mais il arrivait parfois à Will de considérer que le vocabulaire n’était pas assez riche… Mais ceux furent eux qui le retrouvèrent en premier. Sur de leur force et de leur nombre, le groupe prit la peine de le prévenir à l’avance de leur arrivée : ils auraient sûrement beaucoup aimé voir leur pire ennemi fuir devant eux. Ainsi alerté, le « jeune » homme envoya la jolie brune loin de leur maison sous prétexte de courses urgentes à faire. Il dut même faire appel à son don pour qu’elle s’en aille plus vite. Seulement quelques minutes après son départ, la porte d’entrée explosa laissant passer un tigre, un lynx et un léopard des neiges. Le combat ne dura en lui-même pas très longtemps : jusqu’à que l’éternel adolescent parvienne à tuer le lynx. Comme choqués par la mort de leur compagnon, les deux autres s’arrêtèrent brusquement et s’enfuirent. Peut-être que sa victime était leur chef… même si cela semblait peu probable vu sa taille. Mais le combat n’était pas terminé : ils avaient senti l’odeur d’Eva qui imprégnait à la fois la maison et lui-même. S’ils voulaient refaire une tentative -et ils le voulaient sûrement- ils risquaient de s’en prendre à elle et ça, il ne le permettrait pas. Il ne pouvait pas partir à la chasse sans préparation : il n’était pas assez fort. Ce serait donc une chasse longue, où il faudrait prendre son temps, observer, pister et tuer isolément chacun d’entre eux, voire ceux qui pourraient les aider. Ce n’était pas très loyal, mais après tout, attaquer à trois contre un ne l’était pas plus. Et il fallait mettre son amie en lieu sûr, autrement dit, loin de lui. Il fit donc brûler le cadavre qui tachait le sol de sang, le réduisant en un tas carbonisé méconnaissable et mit en évidence la boîte contenant la lettre et le poignard destinés à celle qui deviendrait officielle veuve d’ici quelques heures. La mort dans l’âme, il assista, caché, au retour de sa protégée, à sa douleur. Un instant, il voulu la rejoindre, la rassurer… Un instant seulement. La survie d’Eva dépendait de sa mort à lui. Il resta aussi pendant que la police inspectait les lieux, finit de convaincre le policier chargé de cette affaire qu’il s’agissait bien de lui et de son sang, et peu de temps après, William Casey Wight était déclaré mort.

* Encore une fois… Je commence à en avoir marre de mourir. *

C’est sur cette dernière pensée, plus destinée à le détacher de la réalité que sincère, qu’il tourna le dos définitivement à ce qui fut parmi les plus beaux moments de sa vie. Parce que jamais il n’aurait pensé s’en sortir…
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